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Comment nous avons obtenu 30 % de réponse en prospection froide en copiant le profil de nos utilisateurs les plus rapides

Le tuto : repérer le segment qui démarre le plus vite dans votre base, le reconstituer en audience externe en trois appels, et écrire la séquence. 30 % de réponse en froid.

Mis à jour le 11 min de lecture

Votre client idéal a été décidé en réunion. Un métier, une taille d'entreprise, un secteur, trois personas avec un prénom et une photo. Personne ne se souvient d'où venaient ces critères, et pourtant toute la prospection part de là.

Nous avons arrêté de le décréter. Nous sommes allés le chercher dans notre propre base d'utilisateurs, avec un seul critère mesurable : qui lance sa première action le plus vite après l'inscription. Ce métier-là est devenu notre audience de prospection froide. Résultat sur la campagne : 30 % de réponse, et environ une inscription pour dix réponses.

Ce que vous allez apprendre : comment extraire un segment de votre base sur un critère de comportement, le transformer en audience de prospection en trois appels, et écrire la séquence qui va avec. Le pas-à-pas est complet, avec les vraies objections que nous avons reçues.

Ce que vous pouvez en attendre : de la prospection froide qui répond, parce que vous écrivez à des gens qui ressemblent à ceux qui réussissent déjà chez vous, et non à ceux que vous aimeriez avoir.

Un client idéal décrété en réunion contre un client idéal constaté dans la base

Pourquoi ça marche : vous copiez un comportement, pas une intuition

Un client idéal décrété décrit qui vous voulez. Un client idéal constaté décrit qui réussit déjà. Ce sont deux listes différentes, et seule la seconde est vérifiable.

Le piège, quand on va enfin chercher dans sa base, c'est de prendre le critère le plus visible : le métier le plus représenté. Mauvais critère. Le métier le plus nombreux vous dit surtout d'où venaient vos campagnes précédentes. Vous alliez copier votre propre historique d'acquisition.

Nous avons pris un critère de comportement : le délai entre l'inscription et la première action réellement lancée dans le produit. Un métier qui démarre vite a compris à quoi sert l'outil sans qu'on lui explique. C'est le signe le plus fiable que le produit résout un problème qu'il avait déjà, aujourd'hui, sur son bureau.

Trois raisons pour lesquelles ce critère bat les autres :

  1. Il est comportemental. Il ne dépend pas de ce que les gens déclarent dans un formulaire, mais de ce qu'ils font.
  2. Il n'est pas pollué par votre acquisition passée. Un segment peut être petit dans votre base et démarrer deux fois plus vite : c'est exactement le profil que vous n'avez pas encore assez cherché.
  3. Il se traduit directement en critères de recherche. Un métier, un pays, une taille de structure : ce sont les mêmes champs que ceux d'une audience de prospection.

Ce qu'il faut en retenir : ne cherchez pas qui est le plus nombreux dans votre base. Cherchez qui démarre le plus vite.

Ce qu'il vous faut

Quatre briques. Une seule est difficile à remplacer.

RôleChez nousRemplaçable par
Savoir qui a démarré, et quandles événements produit et la base utilisateursn'importe quel outil de suivi produit
Lire le délai de première action par métierun tableau de bordun export et un tableur
Reconstituer une audience externe qui ressemble à ce segment, avec les informations pour écrireDerrickc'est la brique qui manque partout
Envoyer et suivre la séquenceun outil de séquences multicanaltout outil qui gère LinkedIn et l'email

La troisième est celle qui coince quand on la bricole. Retrouver trois cents personnes d'un métier précis dans un pays donné, avec leur profil et leur entreprise renseignés, c'est le travail qui fait abandonner la méthode au bout d'une demi-journée de copier-coller.

Un mot sur le marché choisi, parce que ce n'est pas un détail. Nous avons testé en France alors que notre marché le plus rémunérateur est ailleurs. C'était délibéré : on cale la méthode sur le marché qu'on connaît le mieux, où l'on sait lire une réponse et reconnaître un nom, avant de la passer à l'échelle sur un marché plus large. Faites pareil. Un premier test dans une langue que vous maîtrisez vous apprend plus qu'un grand lot dans une langue où vous ne sentez pas les nuances.

Étape 1 : sortir un seul chiffre de votre base, le délai de première action

Avant de toucher au moindre outil de prospection, ouvrez vos données produit et construisez un tableau à trois colonnes : le métier déclaré, le nombre d'inscrits, et le délai médian entre l'inscription et la première action lancée.

Le métier vient de l'enrichissement de votre base ou de votre formulaire d'inscription. Le délai vient de vos événements produit : la date du compte, la date du premier usage réel. Pas une connexion, pas une visite : la première action qui produit quelque chose pour l'utilisateur.

Triez sur la troisième colonne, pas sur la deuxième. Le haut du tableau est votre cible.

⚠️ Deux pièges à éviter à cette étape.

  • Un métier à cinq inscrits n'est pas un segment. Vous regarderez une médiane sur cinq personnes et

vous y verrez un signal qui n'existe pas. Fixez-vous un plancher avant de regarder le tableau, pour ne pas le fixer après coup en fonction du résultat qui vous arrange.

  • Le métier déclaré est sale. « Head of Growth », « head of growth », « Responsable croissance » et

« Growth Manager » sont quatre lignes différentes dans votre tableau et une seule dans la réalité. Normalisez avant de compter, sinon votre meilleur segment est éparpillé en six lignes moyennes.

Étape 2 : écrire le segment en une phrase, comme vous le diriez à quelqu'un

Vous tenez un métier et un marché. Écrivez-les en une phrase, en langage normal, avec les trois éléments qui comptent : le rôle, le type d'entreprise, le pays.

Chez nous, cela donnait une phrase du genre : les personnes qui pilotent la croissance ou les opérations commerciales, dans des entreprises de logiciel en France.

Ne cherchez pas à la rendre exhaustive. Une phrase trop longue produit une liste trop étroite, et vous passerez la semaine à vous demander pourquoi l'import ne rend que douze personnes.

Étape 3 : transformer la phrase en liste de gens réels

C'est le geste central, et il tient en un appel. La fonction Import Leads from a Prompt prend votre phrase et rend les profils correspondants, 1 crédit par personne importée.

Une phrase en entrée, des personnes réelles en sortie. Dans Google Sheets, vous récupérez la liste directement dans la feuille.

Vous décrivez, vous obtenez la liste. Pas de construction de requête, pas de filtres imbriqués à traduire depuis votre phrase.

Deux conseils qui vous éviteront un aller-retour :

  • Lancez d'abord un petit lot et regardez les vingt premières lignes une par une. Si trois profils

sur vingt ne correspondent pas, ce n'est pas la liste qu'il faut corriger, c'est la phrase.

  • Gardez la phrase dans un coin. Quand vous voudrez le même segment sur un autre pays, vous ne

changerez qu'un mot.

Si votre segment se définit d'abord par les entreprises plutôt que par les personnes, la variante existe : Import Leads from Target Companies croise une liste de comptes avec vos critères de poste, également 1 crédit par personne. C'est le chemin à prendre quand vous partez d'une liste de clients existants.

Étape 4 : enrichir les personnes, puis leurs entreprises

Une liste de noms ne permet pas d'écrire. Il vous faut de quoi dire une phrase juste à chacun, et c'est ce que font les deux appels suivants.

Les personnes : Enrich Leads, 1 crédit par profil. Le poste exact, l'ancienneté, le parcours, l'activité publique. C'est ce qui vous dit si la personne connaît déjà votre sujet, et donc ce qu'il ne faut surtout pas lui expliquer.

Les entreprises : Enrich Companies, 1 crédit par société. La taille, le secteur, la trajectoire. C'est ce qui vous permet de séparer une structure de huit personnes d'un groupe de trois cents, qui n'ont pas le même problème.

L'enrichissement d'un profil, le geste qui transforme une ligne de tableur en personne à qui on peut écrire.

Le compte total est de trois crédits par contact complet : un pour l'import, un pour le profil, un pour l'entreprise. Les trois fonctions sont disponibles dès le plan gratuit, qui donne 100 crédits par mois : de quoi construire et enrichir une trentaine de contacts complets sans rien dépenser, ce qui est exactement la bonne taille pour un premier lot de test.

La chaîne en trois appels : une phrase, des personnes, des entreprises

Le même enchaînement existe en API pour le brancher dans un scénario d'automatisation, et depuis un assistant IA compatible MCP si vous préférez décrire votre segment en conversation.

Le même enrichissement en API, pour le brancher dans votre propre flux.

Étape 5 : écrire la séquence, en partant du problème et pas du produit

Vous avez l'audience. La séquence que nous avons utilisée tient en cinq messages : une prise de contact sur LinkedIn, une relance, un dernier message, puis deux emails pour ceux qui n'ont pas répondu.

Ce qui compte n'est pas le nombre d'étapes, c'est ce que dit le premier message. Voici ce que nos réponses nous ont appris, et c'est la partie la plus transposable de tout l'article.

Le message qui a déclenché de l'intérêt racontait un problème vécu, pas une fonctionnalité. Une phrase du type « je faisais pareil avant : un outil d'un côté, le CRM de l'autre, la recherche dans un troisième onglet, j'ai fini par tout brancher au même endroit ». La personne se reconnaît dans la situation avant d'entendre parler de quoi que ce soit.

Les messages qui ouvrent sur le produit n'ont rien obtenu. Décrire une technologie à quelqu'un qui ne vous a rien demandé ne crée pas de conversation, même quand la description est juste.

Une objection reçue vaut toutes les relectures. Un prospect nous a répondu qu'il savait parfaitement de quoi nous lui parlions, que ses publications le montraient, et que nous étions en train de lui expliquer une notion qu'il maîtrise. Il avait raison : l'information était dans son profil enrichi, et le message ne s'en servait pas. Enrichir sert à décider quoi ne pas écrire autant qu'à personnaliser une phrase.

Le même prospect nous a reproché la forme : nos messages étaient découpés en plusieurs bulles d'affilée, donc plusieurs notifications pour une seule relance. C'est le genre de détail qu'aucun taux ne montre et qu'une réponse franche vous offre. Regroupez.

La séquence, cinq messages sur deux canaux

Étape 6 : lire les refus, ils contiennent votre critère suivant

Un taux de réponse ne vous apprend rien tout seul. Ce sont les motifs qui travaillent pour vous, et ils se rangent en trois familles très nettes.

Ce que dit la réponseCe que ça vous apprend
« pas intéressé », sans plusrien d'exploitable, et c'est normal, passez
« nous avons déjà construit quelque chose en interne »votre cible a les moyens de se débrouiller seule : ce n'est pas un problème de produit, c'est un problème de moment
« ce que j'utilise ne me coûte pas assez cher pour faire l'effort de changer »le frein n'est pas le prix, c'est le coût du changement

La troisième famille est la plus instructive, et c'est celle qui a changé notre ciblage. Quand quelqu'un est déjà installé dans une habitude qui lui convient, aucun argument ne paie le coût du changement. Ce n'est pas un refus de votre produit, c'est un refus de la bascule.

La conséquence est directe : cherchez les gens dont le besoin est neuf. Quelqu'un qui vient de prendre le poste, dont l'équipe vient de grandir, dont le projet vient de démarrer. Et c'est exactement ce que l'enrichissement d'entreprise vous donne, si vous le lisez pour ça plutôt que pour décorer un champ de fusion.

Les trois familles de refus, et celle qui change votre ciblage

Étape 7 : reboucler sur la base, une fois par trimestre

Le segment qui démarre le plus vite n'est pas une donnée figée. Il bouge quand votre produit bouge, et quand votre acquisition change.

Reprenez donc le tableau de l'étape 1 tous les trois mois, et gardez trace de ce que vous avez lancé : le segment visé, la date, la phrase exacte utilisée pour l'import, et le motif dominant des refus. Sans cette trace, vous re-testerez le même segment dans six mois sans vous en rendre compte, et vous n'aurez aucun moyen de dire si le résultat vient du segment ou de la séquence.

Nos chiffres

  • 30 % de réponse sur la campagne, en prospection froide, sur un segment issu de l'analyse de

notre base plutôt que d'une intuition.

  • Environ une inscription pour dix réponses reçues.
  • Trois crédits par contact complet : l'import, le profil, l'entreprise.
  • Un premier lot en France, volontairement, avant de porter la méthode sur un marché plus large.

Ces chiffres sont les nôtres, sur notre produit et notre marché. Ce qui se transpose n'est pas le pourcentage, c'est le critère : le segment le plus rapide à démarrer est celui à qui il faut écrire.

Pour aller plus loin

La même chaîne sert bien au-delà de la prospection froide :

  • Reconstituer une audience à partir de vos meilleurs clients, en partant de la liste des comptes

plutôt que des personnes.

  • Compléter une base existante dont vous n'avez que les noms d'entreprises, avant de segmenter.
  • Préparer un rendez-vous en enrichissant la personne et sa société la veille, pour savoir ce

qu'elle sait déjà.

Derrick s'utilise depuis la barre latérale de Google Sheets, en API, ou depuis un assistant IA compatible MCP. Une application web arrive bientôt.

Des questions ?

Lancez votre enrichissement en 30 secondes

Gratuit, 100 crédits/mois. Sans carte bancaire.

Pourquoi viser le segment qui démarre le plus vite plutôt que le plus nombreux ?

+
Le groupe le plus nombreux de votre base reflète surtout d'où venaient vos campagnes précédentes : le cibler revient à copier votre propre historique d'acquisition. Le délai de première action, lui, est comportemental. Il ne dépend pas de ce que les gens déclarent dans un formulaire, et un segment qui démarre vite a compris à quoi sert le produit sans qu'on lui explique. C'est le signe le plus fiable que le problème était déjà sur son bureau.

À partir de combien d'inscrits ce critère veut-il dire quelque chose ?

+
Fixez votre plancher avant de regarder le tableau, pas après. Un métier à cinq inscrits vous donnera une médiane qui ressemble à un signal sans en être un. Choisir le seuil une fois qu'on a vu quel segment nous arrange, c'est la manière classique de bâtir une campagne sur du bruit.

Combien coûte la construction de l'audience ?

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Trois crédits par contact complet : un pour Import Leads from a Prompt, un pour Enrich Leads, un pour Enrich Companies. Les trois fonctions sont disponibles dès le plan gratuit, qui donne 100 crédits par mois : un premier lot de test d'une trentaine de contacts complets ne coûte donc rien.

Que doit dire le premier message ?

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Un problème vécu, pas une fonctionnalité. Le message qui a marché chez nous décrivait une situation dans laquelle le lecteur se reconnaît, avant de nommer quoi que ce soit. Ceux qui ouvraient sur le produit n'ont rien obtenu, même quand la description était juste. Et l'enrichissement sert autant à décider quoi ne pas écrire : expliquer une notion à quelqu'un dont l'activité publique montre qu'il la maîtrise est le plus court chemin pour le perdre.

La plupart des réponses sont des refus. Est-ce un échec ?

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Non, les refus contiennent le critère suivant. Les nôtres se rangent en trois familles, et la plus instructive est celle des gens déjà installés dans une habitude qui leur convient : là, le frein n'est pas le prix, c'est le coût du changement. Cela nous a poussés vers les personnes dont le besoin est neuf, un poste qui vient d'être pris, une équipe qui grandit, un projet qui démarre, ce que l'enrichissement d'entreprise permet justement de repérer.