Buyer persona B2B : la fiche en deux colonnes pour chaque rôle du comité d'achat
Construisez un buyer persona B2B en deux colonnes : ce qui se vérifie dans la donnée, ce qui se demande. Modèle, 3 exemples, 7 questions, outil gratuit.
Qu'est-ce qu'un buyer persona B2B ?
Un buyer persona B2B est le portrait court d'un type de personne qui intervient dans l'achat de ce que vous vendez aux entreprises : son rôle, ce sur quoi elle est jugée, ce qui la pousse à agir et ce qu'elle vérifie avant de dire oui. Il est semi-fictif au sens où il décrit un type de personne plutôt qu'un individu. Il ne doit pas pour autant être inventé : chaque ligne doit venir soit d'une donnée que vous pouvez vérifier, soit de conversations avec de vrais acheteurs. Ce guide explique comment en construire un qu'une équipe commerciale ou marketing peut réellement utiliser.
Deux choses distinguent un buyer persona B2B d'un buyer persona grand public. La première : l'achat est rarement le fait d'une seule personne. Une entreprise achète à plusieurs, et chaque membre du groupe mérite son buyer persona : quelqu'un qui signe, quelqu'un qui utilisera le produit, quelqu'un qui conseille, parfois quelqu'un qui défend votre dossier en interne. Un même compte appelle donc plusieurs buyer personas, un par rôle. La seconde : la personne achète avec l'argent de l'entreprise, au service des objectifs de l'entreprise. Ses goûts personnels comptent bien moins que ce que son responsable lui demandera au prochain trimestre.
C'est ce second point qui explique pourquoi un buyer persona B2B finit si souvent inutilisable. Une fiche qui dit « Marie du marketing, 38 ans, aime le yoga et les podcasts, boit du lait d'avoine » n'apprend rien à un commercial sur la façon d'ouvrir la conversation ni sur la preuve à apporter. Les champs utiles sont professionnels : l'intitulé de poste, le périmètre du rôle, les chiffres sur lesquels la personne est jugée, l'événement qui l'a poussée à chercher, les critères avec lesquels elle comparera les options, et la place qu'elle occupe réellement dans la décision.
Ce guide range ces champs en deux colonnes. À gauche, ce que vous pouvez vérifier sans déranger personne : l'intitulé de poste, la fonction, la séniorité, l'ancienneté dans le poste, le parcours. À droite, ce que seule une conversation vous dira : les objectifs, les déclencheurs, les critères et le rôle réel dans la décision, que l'intitulé laisse seulement présumer. La plupart des guides sur le buyer persona mélangent les deux, puis concluent sur « faites des entretiens ». Les séparer vous dit ce qu'il faut préparer avant même de décrocher le téléphone, et à quoi consacrer l'entretien.

Persona, ICP, audience cible : qui est qui
Buyer persona, ICP et audience cible s'emploient souvent comme s'ils désignaient la même chose. Ils décrivent trois niveaux différents, et une équipe a besoin des trois.
| Ce qu'il décrit | Champs typiques | À quoi il sert | |
|---|---|---|---|
| Audience cible | Un large groupe auquel vous vous adressez | Secteur, région, taille d'entreprise, grande famille de métiers | Achat média, thèmes de contenu |
| Profil client idéal (ICP) | L'entreprise qui achète et qui reste | Secteur, effectif, zone, outils, signaux de croissance | Choisir les comptes à cibler |
| Buyer persona B2B | Une personne dans cette entreprise, par rôle | Intitulé, fonction, séniorité, objectifs, déclencheurs, critères, rôle dans la décision | Quoi dire, à qui, avec quelle preuve |
| Comité d'achat | L'ensemble des personas d'une même affaire | Qui signe, qui utilise, qui conseille, qui peut bloquer | Couvrir chaque siège d'un compte |
L'ordre compte : d'abord l'entreprise, ensuite les personnes qui y travaillent. Un buyer persona B2B écrit sans ICP décrit des gens dans des entreprises auxquelles vous ne devriez pas vendre. La comparaison complète, et la façon de construire le profil de l'entreprise à partir des affaires que vous avez gagnées, sont traitées dans notre guide sur le profil client idéal en vente. Ici, nous restons sur la personne.

L'anatomie d'un buyer persona B2B : deux colonnes
Un buyer persona B2B utile compte une douzaine de champs. Le tableau les classe selon l'origine de la réponse. « Vérifier » signifie que vous pouvez le contrôler dans une donnée sur la personne, avant tout contact. « Demander » signifie que la réponse se trouve dans la tête de l'acheteur, et que seul un entretien, un enregistrement d'appel ou une enquête la fera sortir.
| Champ | Colonne | D'où vient la réponse |
|---|---|---|
| Intitulé de poste | Vérifier | Le profil public de la personne, votre CRM |
| Fonction (vente, finance, informatique, opérations...) | Vérifier | Se lit dans l'intitulé et le service |
| Séniorité (contributeur, manager, responsable, directeur, direction générale) | Vérifier | Se lit dans l'intitulé |
| Ancienneté dans le poste actuel | Vérifier | Les dates du profil public |
| Parcours (postes et employeurs précédents) | Vérifier | La section expérience du profil |
| Localisation | Vérifier | Le profil public |
| Objectifs et chiffres sur lesquels la personne est jugée | Demander | Entretien : « à quoi ressemble une bonne année pour vous ? » |
| Irritants dans le processus actuel | Demander | Entretiens, enregistrements d'appels, tickets de support |
| Déclencheur : ce qui l'a poussée à chercher | Demander | Entretien avec des acheteurs récents |
| Critères de choix d'un fournisseur | Demander | Entretiens, revues d'affaires perdues |
| Sources de confiance (pairs, communautés, analystes, contenus) | Demander | Entretien, questionnaire d'onboarding |
| Rôle réel dans la décision | Présumer, puis demander | L'intitulé le suggère ; l'historique de l'affaire et l'entretien le confirment |
Trois remarques sur ce tableau.
- La dernière ligne se situe entre les deux colonnes. Un « Head of Revenue Operations » est souvent la personne qui évalue l'outil, parfois celle qui signe, parfois seulement celle qui le maintiendra. L'intitulé permet de présumer le rôle ; seule l'affaire, ou l'acheteur, dit lequel c'était. Notez la présomption comme une présomption.
- Les champs de l'entreprise restent à l'écart. La taille de l'équipe, les postes ouverts, les outils utilisés et les levées de fonds décrivent le compte, pas la personne. Ils relèvent de l'ICP. Un persona qui les reprend devient un second ICP, moins bon.
- La colonne de gauche coûte peu, celle de droite coûte cher. Un entretien vous prend une heure, et prend une heure de bonne volonté à un client. Remplir d'abord la colonne de gauche vous évite de passer cette heure à demander à quelqu'un son intitulé de poste.
Dans l'app web ou Google Sheets
Remplir la colonne vérifiable à partir de vrais contacts
La colonne de gauche d'un buyer persona est la partie que l'on peut vérifier : intitulé actuel, ancienneté dans le poste, parcours, localisation. Importez les contacts de vos affaires gagnées dans l'app web ou la barre latérale Google Sheets et Derrick remplit ces champs pour chaque personne à partir de l'URL de son profil LinkedIn, pour que vos entretiens portent sur les questions auxquelles seul un acheteur peut répondre. Votre compte LinkedIn se connecte via l'extension Chrome Derrick.
- Fonctionnalité
- Enrichissement de profil de lead LinkedIn
- Coût en crédits
- 1 crédit par lead enrichi
Le premier bouton ouvre l'app web (rien à installer) : 1 crédit par lead enrichi, 100 crédits offerts chaque mois. Le second détaille la fonctionnalité et son coût par plan.
Les quatre types de buyer personas d'un comité d'achat, et le persona négatif
Quand on demande quels sont les quatre types de buyer personas, la réponse la plus utile en B2B, ce sont les quatre rôles qu'une personne peut tenir dans un achat. Chaque rôle a sa propre fiche. Pour chacun ci-dessous : qui le tient, les intitulés que l'on rencontre, ce que vous pouvez vérifier sur lui et ce qu'il faudra lui demander. La sécurité et les achats sont rangés ici sous la fiche de l'influenceur ; notre guide du comité d'achat compte cinq sièges et donne aux rôles technique et sécurité leur propre place.
1. Le décideur
Qui : la personne qui signe, ou qui détient la ligne budgétaire sur laquelle l'achat sera imputé. Intitulés typiques : directeur commercial, Chief Revenue Officer, directeur marketing, directeur financier pour un achat transverse, le fondateur dans une petite entreprise. À vérifier : intitulé, séniorité, ancienneté dans le poste, et s'il vient d'un poste semblable ailleurs. À demander : le chiffre sur lequel il est jugé cette année, et sur qui il s'appuie avant de signer.
2. L'influenceur
Qui : une personne dont l'avis oriente le choix sans le signer : l'informatique ou la sécurité, les achats, un analyste, un pair respecté. Intitulés typiques : responsable informatique, responsable sécurité, acheteur, responsable data ou RevOps. À vérifier : la fonction et la séniorité, qui indiquent quelle partie de l'examen il aura probablement en charge. À demander : quels critères étaient bloquants pour lui, et à quel moment il a été associé au projet.
3. L'utilisateur
Qui : les personnes qui travailleront avec le produit tous les jours. Intitulés typiques : SDR (chargé de développement commercial), commercial terrain ou Account Executive, chargé de marketing opérationnel, growth marketer. À vérifier : intitulé, ancienneté et parcours, qui disent le niveau d'expérience de l'équipe. À demander : comment il fait la tâche aujourd'hui, étape par étape, et ce qui lui ferait abandonner un outil. Les utilisateurs pèsent lourd dans le renouvellement.
4. Le champion
Qui : la personne, dans le compte, qui veut que l'achat se fasse et le défend quand vous n'êtes pas dans la pièce, souvent un utilisateur ou un influenceur qui a pris le projet en main. Intitulés typiques : manager commercial, responsable growth, responsable RevOps, un dirigeant fraîchement recruté qui veut une victoire rapide. À vérifier : l'ancienneté dans le poste ; une arrivée récente est un profil fréquent de champion. À demander : qui s'est opposé en interne, sur quoi, et comment il a répondu.
Le persona négatif
Un persona négatif décrit quelqu'un à qui vous ne voulez pas vendre, ou pas encore : l'étudiant qui télécharge tous les modèles, le consultant qui collecte des idées pour un client, l'acheteur d'une entreprise bien trop petite pour tirer parti du produit. L'écrire fait économiser du budget marketing et du temps commercial, parce qu'il donne à l'équipe des raisons explicites de disqualifier.
Ce sur quoi chaque siège achète, l'ordre dans lequel les aborder et la preuve à apporter sont traités dans notre guide pour vendre aux décideurs et à un comité d'achat.

Ce que vous pouvez vérifier avant tout entretien
La colonne de gauche d'un buyer persona se construit à partir de vraies personnes à qui vous avez vendu. Le meilleur point de départ, ce sont les contacts qui ont pris part aux affaires que vous avez déjà gagnées : ce sont, par définition, des gens qui ont acheté. Sortez-les de votre CRM, avec leur rôle dans chaque affaire si votre équipe le renseigne. Se servir de ces mêmes affaires gagnées pour définir l'entreprise cible est une autre méthode, décrite dans le guide de l'ICP ; ici, vous n'avez besoin que de la liste des personnes.
Pour chaque contact, vous voulez cinq faits : l'intitulé actuel, ce que cet intitulé dit de la fonction et de la séniorité, depuis combien de temps la personne occupe le poste, où elle a travaillé avant, et où elle est basée. Vous pouvez les réunir de deux façons.
- À la main. Vous ouvrez chaque profil public et recopiez les champs dans un tableau. Cela tient pour dix contacts. À cinquante, il y faut un après-midi, et les champs divergent parce que chacun les recopie à sa manière.
- Avec un outil d'enrichissement. Vous apportez la liste, l'outil remplit une colonne par champ pour chaque ligne, au même format.
Avec Derrick, la chaîne dépend de ce que contient déjà votre CRM :
- Vous avez l'URL du profil LinkedIn. Enrich Leads prend cette URL et renvoie l'intitulé actuel, l'entreprise, l'ancienneté dans le poste, les postes précédents et la localisation. 1 crédit par profil, sur les plans gratuit et payants. Une seule étape.
- Vous n'avez qu'un nom et une entreprise. Search Leads retrouve d'abord l'URL du profil LinkedIn à partir du nom complet et, en option, de l'entreprise, à 1 crédit par profil, sur les plans payants uniquement (dès le plan Mini). Enrich Leads remplit ensuite les champs, à 1 crédit par profil. Deux étapes, donc 2 crédits par contact.
Ces deux fonctionnalités lisent LinkedIn : elles demandent que votre compte LinkedIn soit connecté via l'extension Chrome Derrick. Le détail de chacune se trouve sur les pages Enrich Leads et Search Leads.
Ce que cela coûte, dans deux cas. Trente contacts d'affaires gagnées dont l'URL LinkedIn est déjà dans le CRM : 30 crédits, en une étape, dans les 100 crédits gratuits du mois. Quarante contacts connus seulement par leur nom et leur entreprise : 40 crédits de Search Leads plus 40 d'Enrich Leads, soit 80 crédits en deux étapes. Le total reste sous 100, mais il faut quand même un plan payant, parce que Search Leads n'est pas disponible sur le plan gratuit. Le plan Mini, à 9 euros par mois pour 4 000 crédits, le couvre largement.
Une fois la colonne remplie, triez par intitulé et lisez. Des régularités apparaissent vite : les trois mêmes intitulés qui signent, la même fonction qui évalue, des champions arrivés dans l'entreprise moins d'un an avant l'affaire. C'est exactement à ce genre d'observation que sert la colonne de gauche. Pourquoi ils ont acheté, c'est une question pour les entretiens ; la colonne vous dit qui interroger pour chaque persona, et sur quoi.

Ce que vous devez demander : 7 questions d'entretien
La colonne de droite d'un buyer persona B2B demande des conversations. Continuez les entretiens jusqu'à ce que les réponses commencent à se répéter. Choisissez qui interroger à partir de la colonne de gauche : d'abord des acheteurs récents, parce qu'ils se souviennent encore de ce qui les a fait chercher, puis quelques personnes issues d'affaires perdues, parce qu'elles vous disent sur quels critères vous avez échoué. Demandez trente minutes, précisez que ce n'est pas un appel commercial, et gardez votre produit hors de la conversation jusqu'à la fin.
Les sept questions ci-dessous couvrent toute la colonne de droite. Posez-les dans cet ordre, et creusez chaque réponse avant de passer à la suivante.
- « Sur quoi êtes-vous jugé cette année, et comment savez-vous que ça se passe bien ? » Vous obtenez les objectifs et les chiffres. Un décideur cite un chiffre de revenu ou de coût. Un utilisateur cite une tâche récurrente.
- « Racontez-moi la dernière fois que vous avez fait [la tâche que votre produit sert]. » Une vraie histoire vaut mieux qu'une opinion. Vous entendez les étapes, les outils, et l'endroit où le temps se perd.
- « Que se passait-il quand vous avez commencé à chercher une solution ? » C'est le déclencheur : un nouvel objectif, un nouveau responsable, un trimestre raté, un outil qui ne fonctionne plus, une équipe qui a doublé. Les déclencheurs sont ce que le marketing peut surveiller.
- « Quelles options avez-vous regardées, et comment les avez-vous comparées ? » Vous obtenez les critères et la liste des solutions envisagées, dans les mots de l'acheteur, sans vos catégories par-dessus.
- « Qui d'autre était impliqué, et à quoi tenait chacun ? » Cette question confirme le comité et le rôle réel de chacun. C'est elle qui transforme une présomption tirée de l'intitulé en fait.
- « Où allez-vous quand vous voulez vous renseigner sur un outil ou une méthode ? » Pairs, communautés, newsletters, analystes, recherche en ligne. Cela dit au marketing où être présent.
- « Qu'est-ce qui a failli vous faire renoncer, ou choisir quelqu'un d'autre que nous ? » Les objections et les risques que l'acheteur a dû lever en interne. Pour une affaire perdue, posez la question dans l'autre sens.
Adaptez la formulation au rôle. La question 1 posée à un directeur financier porte sur le budget et le risque ; posée à un commercial, elle porte sur l'objectif de vente et le temps. La question 5 posée à un champion donne souvent la réponse la plus utile de tout l'entretien, parce que le champion a vu chaque objection de l'intérieur. L'outil de la partie 8 réécrit les sept questions pour le rôle que vous choisissez.
Après chaque entretien, notez les réponses dans la colonne de droite avec les mots de la personne, pas les vôtres. Quand trois entretiens d'affilée donnent le même déclencheur ou le même critère, il entre dans la fiche. Quand une seule personne le dit, il reste dans vos notes.

Exemples de buyer persona B2B
Les trois exemples ci-dessous sont illustratifs : ils montrent le format pour une entreprise qui vend un outil de données commerciales à des éditeurs de logiciels B2B de taille moyenne. Ils ne sont pas tirés d'une étude réelle, et la colonne de droite montre le type de réponses que produisent les entretiens ; rien n'y est un résultat mesuré. Servez-vous-en comme modèle de ce à quoi ressemble une fiche terminée.
Exemple 1 : le décideur, « le responsable du revenu »
| Vérifier (dans la donnée) | Demander (en entretien) |
|---|---|
| Intitulé : directeur commercial ou Chief Revenue Officer | Jugé sur : le nouveau revenu par trimestre et la couverture du pipeline |
| Fonction : vente. Séniorité : direction | Irritant : les commerciaux passent une partie de leur semaine à chercher au lieu de vendre |
| Ancienneté : souvent moins de deux ans au moment de l'affaire | Déclencheur : un nouvel objectif annuel, ou une équipe recrutée plus vite qu'elle ne monte en compétence |
| Parcours : auparavant manager ou directeur commercial ailleurs | Critères : coût par commercial, délai avant usage réel, avis de l'équipe |
| Localisation : siège | Rôle dans la décision : signe ; s'appuie sur la recommandation du responsable RevOps |
Exemple 2 : l'utilisateur, « le SDR qui construit les listes »
| Vérifier (dans la donnée) | Demander (en entretien) |
|---|---|
| Intitulé : Sales Development Representative, Business Developer | Jugé sur : les rendez-vous obtenus par semaine |
| Fonction : vente. Séniorité : contributeur | Irritant : recopier les données des profils dans le CRM, un onglet après l'autre |
| Ancienneté : souvent première ou deuxième année | Déclencheur : un manager demande plus de comptes par semaine |
| Parcours : premier ou deuxième emploi, parfois venu du support client | Critères : fonctionne là où il travaille déjà, s'apprend en un après-midi |
| Localisation : souvent en télétravail ou dans un pôle commercial | Rôle dans la décision : teste, fait remonter ; pèse sur le renouvellement |
Exemple 3 : le champion, « le responsable RevOps »
| Vérifier (dans la donnée) | Demander (en entretien) |
|---|---|
| Intitulé : Revenue Operations Manager, responsable Sales Ops | Jugé sur : la qualité des données du CRM, la fiabilité du reporting |
| Fonction : opérations. Séniorité : manager ou responsable | Irritant : des fiches en double et périmées qui faussent chaque rapport |
| Ancienneté : variable ; souvent recruté pour remettre la donnée d'aplomb | Déclencheur : un rapport au comité de direction auquel personne ne croit |
| Parcours : auparavant en analytics, en opérations commerciales ou marketing | Critères : une sortie propre, un coût en crédits clair, une API pour plus tard |
| Localisation : siège | Rôle dans la décision : évalue, rédige l'argumentaire chiffré, le défend |
Remarquez ce que ces trois exemples de buyer persona ne contiennent pas : pas d'âge, pas de loisirs, pas de prénom inventé avec une photo. Chaque ligne vient soit d'une donnée que vous pouvez vérifier, soit de ce qu'ont dit des acheteurs. Et la dernière ligne de chaque colonne de droite est un rôle que l'intitulé laissait supposer et que l'affaire a confirmé.
Modèle de buyer persona B2B, et un outil pour le remplir
Copiez ce modèle de buyer persona B2B dans un document ou un tableau, une fiche par rôle. Remplissez la colonne de gauche avant tout entretien, celle de droite après.
| Champ | Vérifier (dans la donnée) | Demander (en entretien) |
|---|---|---|
| Nom du persona et rôle | [rôle dans le comité : décideur, influenceur, utilisateur, champion] | |
| Intitulés rencontrés | [les 3 à 5 intitulés qui reviennent le plus] | |
| Fonction et séniorité | [lues dans les intitulés] | |
| Ancienneté dans le poste | [fourchette typique au moment de l'affaire] | |
| Parcours | [postes précédents qui reviennent] | |
| Objectifs et chiffres | [dans les mots de l'acheteur] | |
| Irritants | [les étapes où se perdent le temps ou l'argent] | |
| Déclencheur | [l'événement qui a lancé la recherche] | |
| Critères | [comment les options ont été comparées] | |
| Sources de confiance | [où la personne se renseigne] | |
| Rôle dans la décision | [présumé d'après l'intitulé] | [confirmé en entretien et dans les affaires] |
Si vous préférez partir d'un rôle et des intitulés que vous voyez réellement dans vos affaires, l'outil ci-dessous rédige la fiche pour vous : la colonne vérifiable avec les intitulés saisis, les questions à poser adaptées au rôle, et ce que coûte le remplissage de la colonne de gauche pour votre liste.
Rédigez un buyer persona B2B en deux colonnes
Choisissez un rôle, collez un à cinq intitulés réels, un par ligne. La fiche se met à jour pendant la saisie.
Choisissez un rôle et saisissez au moins un intitulé.
Enrich Leads et Search Leads lisent LinkedIn : elles demandent que votre compte LinkedIn soit connecté via l'extension Chrome Derrick. Les crédits se comptent par contact et par étape.
Comment utiliser un buyer persona B2B
Un buyer persona B2B rangé dans un dossier partagé ne change rien. Il devient utile dès qu'il décide qui vous contactez, puis oriente ce que vous dites et publiez.
De la fiche à une liste de personnes
La colonne de gauche décrit des personnes que vous pouvez rechercher. Une fois que vous savez qu'un buyer persona correspond, par exemple, à « responsable Sales Ops ou RevOps, dans un éditeur de logiciels de 100 à 500 personnes, en poste depuis moins de deux ans », vous pouvez chercher les personnes qui y répondent, dans des comptes qui correspondent à votre ICP. Deux fonctionnalités Derrick transforment la fiche en liste :
- Import Leads from a Prompt : vous décrivez le persona en une phrase et Derrick la transforme en recherche qui tourne dans le Sales Navigator de votre session LinkedIn, puis importe les profils correspondants avec nom, intitulé, entreprise, ancienneté, localisation et URL LinkedIn. 1 crédit par lead avec votre compte LinkedIn connecté, 10 crédits par lead sans. Plans gratuit et payants.
- Find a company's people : pour un compte que vous ciblez déjà, liste les personnes de l'entreprise à partir de son URL LinkedIn, filtrées par fonction si vous le souhaitez, pour voir qui occupe chaque siège du comité. 1 crédit par personne importée, sur les plans payants (dès le plan Mini), avec votre compte LinkedIn connecté via l'extension Chrome Derrick.
Et si vous voulez d'abord plus de comptes semblables à votre meilleur client, Find Similar Companies prend l'URL LinkedIn d'une entreprise et renvoie des entreprises semblables, à 1 crédit par entreprise, sur les plans gratuit et payants, sans compte LinkedIn connecté. Transformer ces comptes et ces personnes en une liste de prospection propre est l'objet de notre guide pour construire une liste de prospection.
De la fiche au message
La colonne de droite vous donne la phrase d'ouverture pour chaque rôle, et notre guide de l'account-based marketing explique comment coordonner plusieurs personas sur un même compte.
De la fiche au contenu
Le champ des sources de confiance dit au marketing où être présent. Le champ des critères lui dit quoi prouver, par exemple avec une page comparative ou un calculateur de coût par commercial. Le champ du déclencheur lui dit quand publier : au moment où quelqu'un commence à chercher. Un marketing fondé sur les personas, en somme, c'est un marketing où chaque contenu peut nommer le buyer persona qu'il sert.
Le tenir à jour
Revoyez la colonne de gauche quand vos affaires changent, par exemple après l'ouverture d'un nouveau segment ou un changement de tarifs. Les intitulés évoluent, et une fiche construite sur les intitulés d'il y a deux ans enverra votre équipe vers les mauvaises personnes. Relancez l'enrichissement sur les contacts de vos dernières affaires gagnées, comparez, et mettez la fiche à jour. La colonne de droite bouge plus lentement ; une nouvelle série d'entretiens par an suffit en général, ou plus tôt si votre taux de transformation change.

D'où vient la colonne vérifiable : l'app Derrick, Sheets, Claude (MCP), l'API
La colonne de gauche d'un buyer persona B2B est la partie que vous pouvez réunir pour toute une liste en un seul passage. Voici comment les fonctionnalités de ce guide correspondent aux champs :
- Intitulé, ancienneté dans le poste, parcours, localisation : Enrich Leads, à partir de l'URL du profil LinkedIn. 1 crédit par profil, plans gratuit et payants.
- L'URL du profil elle-même, quand vous n'avez qu'un nom : Search Leads, à partir du nom complet et de l'entreprise. 1 crédit par profil, plans payants.
- Les autres membres du comité : Find a company's people, à partir de l'URL LinkedIn de l'entreprise, filtré par fonction. 1 crédit par personne, plans payants.
- D'autres personnes qui correspondent au persona : Import Leads from a Prompt. 1 crédit par lead avec LinkedIn connecté, 10 sans.
Enrich Leads, Search Leads et Find a company's people demandent que votre compte LinkedIn soit connecté via l'extension Chrome Derrick, quelle que soit la surface depuis laquelle vous les utilisez. Import Leads from a Prompt fonctionne aussi sans, à 10 crédits par lead.
Où le faire. L'app web Derrick est la porte d'entrée : importez les contacts de vos affaires gagnées, ajoutez une colonne par champ, rien à installer. Vous pouvez aussi utiliser Derrick dans la barre latérale Google Sheets si votre liste vit déjà dans un tableau, dans Claude ou tout client MCP pour profiler quelques contacts en posant la question en langage naturel, ou via l'API pour que chaque nouveau contact de votre CRM voie sa colonne de gauche se remplir automatiquement. L'accès MCP et API est inclus à partir du plan Plus.
Ce que cela coûte, à toutes les échelles. Jusqu'à 100 contacts dont l'URL LinkedIn est déjà dans votre CRM tiennent dans les 100 crédits mensuels du plan gratuit, à une étape chacun. Quelques centaines de contacts connus seulement par leur nom tiennent dans le plan Mini (9 euros par mois, 4 000 crédits), à deux étapes chacun. Pour un CRM de 50 000 contacts connus par leur nom, le premier passage compte deux étapes, soit 100 000 crédits, que le plan Pro (175 euros par mois, 100 000 crédits) couvre en un mois ; le reprofilage de chaque trimestre part ensuite des URL déjà obtenues, en une étape, soit un crédit par contact et par trimestre, la moitié du stock mensuel de Pro. Les bases plus grosses passent au plan Scale : 200 000 crédits par mois pour 320 euros. Les entretiens, la colonne de droite, restent à votre charge.
Pour situer ce travail sur les personas dans votre plan de lancement, consultez notre guide de la stratégie go-to-market.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un buyer persona B2B ?
Quels sont les quatre types de buyer personas ?
Quels sont les trois grands types d'acheteurs B2B ?
Combien de buyer personas faut-il en B2B ?
Quelle différence entre ICP et buyer persona ?
De quelles données a-t-on besoin pour construire un buyer persona B2B ?
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