Logiciel de suivi des ventes : ce qu'il suit, comment le choisir, et quand un tableur suffit

Comparez les logiciels de suivi des ventes : ce qu'ils suivent, les fonctions à vérifier, les types d'outils, quand Excel suffit et les données à remplir.

Mis à jour en 21 min de lecture

Sales Tracking Software: What It Tracks and How to Choose: guide Derrick, B2B Marketing
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Qu'est-ce qu'un logiciel de suivi des ventes ?

Un logiciel de suivi des ventes est un outil qui enregistre l'activité commerciale et l'avancement de chaque affaire, du premier contact à la signature, puis transforme cet historique en rapports sur lesquels on peut agir. Il répond aux trois questions qu'une équipe commerciale se pose sans arrêt : où en est chaque affaire, qu'a réellement fait l'équipe, et lesquelles de ces actions ont produit du chiffre d'affaires.

La plupart des pages qui se classent sur ce sujet sont écrites par des éditeurs de CRM, et la plupart finissent avec leur propre produit en première place. C'est de bonne guerre, mais deux questions restent ouvertes : quand un tableur Excel ou Google Sheets reste-t-il la bonne réponse, et pourquoi les rapports de suivi sont-ils faux, même dans un bon outil ? Ce guide traite les deux, et s'attarde sur ce que les éditeurs mentionnent rarement : les données de compte qui entrent dans l'outil.

Logiciel de suivi des ventes ou CRM : quelle différence ?

Un CRM (logiciel de gestion de la relation client) stocke toute la relation avec une entreprise ou une personne : contacts, comptes, emails, affaires, tickets, renouvellements. Le suivi des ventes est l'une des tâches d'un CRM : suivre les affaires et les activités dans le pipeline, et en tirer des rapports. En pratique, la plupart des logiciels de suivi des ventes sont des CRM, ou le module pipeline d'un CRM. Quelques outils ne suivent qu'une partie, comme les appels ou les sources marketing, et se branchent sur un CRM. Si votre question est « où en sont mes affaires », il vous faut du suivi des ventes ; si c'est aussi « qui est ce client, qu'a-t-il acheté, qui lui a parlé en dernier », il vous faut le CRM complet.

Ce que suit un logiciel de suivi des ventes : 4 familles

Les pages d'éditeurs alignent vingt ou trente indicateurs à la suite. Il est plus simple de les ranger en quatre familles, parce que chaque famille répond à une question différente et devient fausse pour une raison différente.

  1. L'activité. Ce que fait l'équipe : appels, emails, rendez-vous, relances, tâches faites ou en retard. Elle répond à « l'équipe fait-elle assez de ce qui compte ? ». Elle déraille quand l'activité est saisie à la main : les commerciaux les plus occupés sont ceux qui saisissent le moins.
  2. Le pipeline. Où sont les affaires : l'étape de chaque affaire, sa valeur, son âge, le temps passé dans chaque étape, et le nombre d'affaires ouvertes, gagnées ou perdues. Elle répond à « qu'est-ce qui va signer, et où les affaires bloquent-elles ? ». Elle déraille quand les étapes ne veulent pas dire la même chose pour tous les commerciaux.
  3. Les résultats. Ce que le pipeline a produit : taux de transformation, panier moyen, durée du cycle de vente, atteinte des objectifs, précision des prévisions. Elle répond à « l'équipe progresse-t-elle ? ». Les douze indicateurs de pipeline essentiels, avec leurs formules et un calculateur de vélocité, sont dans notre guide des indicateurs de pipeline commercial ; nous ne les répétons pas ici.
  4. Les sources. D'où viennent les affaires : campagne, canal, liste, recommandation, salon. Elle répond à « où investir le prochain budget ou la prochaine heure de travail ? ». Les indicateurs de cette famille sont dans notre guide des KPI de génération de leads.

Les quatre familles ont un point commun, plus important que n'importe quelle liste de fonctionnalités : chaque rapport est un comptage de fiches découpé par un champ. Taux de transformation par secteur, pipeline par taille d'entreprise, rendez-vous par pays. Si le champ est vide sur une partie de vos fiches, le découpage est faux, et rien dans le tableau de bord ne vous le signale. La partie 08 montre quel champ vide fausse quel rapport, avec un calculateur pour contrôler votre propre base.

Les fonctionnalités d'un logiciel de suivi des ventes à vérifier avant d'acheter

Les listes de fonctionnalités se ressemblent d'un éditeur à l'autre. Ce qui distingue les outils, c'est la façon dont chaque fonctionnalité se comporte sur vos données, avec votre équipe. La troisième colonne donne la question à poser en démo, sur vos propres affaires plutôt que sur le compte d'exemple de l'éditeur.

FonctionnalitéCe que ça veut direLa question à poser en démo
Pipeline visuel avec étapes personnaliséesLes affaires en cartes qui avancent dans des étapes que vous définissezPuis-je renommer, ajouter et réordonner les étapes moi-même, et l'historique garde-t-il la date d'entrée de chaque affaire dans chaque étape ?
Capture des emails et de l'agendaEmails et rendez-vous enregistrés sur l'affaire sans rien taperQu'est-ce qui est enregistré automatiquement, qu'est-ce qui demande encore un clic, et que deviennent les emails envoyés depuis un téléphone ?
Champs personnalisésDes champs ajoutés aux comptes, contacts et affairesPuis-je rendre un champ obligatoire à une étape donnée, et faire un rapport sur n'importe quel champ personnalisé ?
Relances et rappelsTâches et alertes quand une affaire ne bouge plusL'outil peut-il créer une tâche quand une affaire n'a eu aucune activité depuis N jours, sans que je construise un workflow ?
Rapports par segmentTableaux de bord découpés par secteur, taille, région, source, commercialMontrez-moi le taux de transformation par taille d'entreprise sur mes affaires importées : comment sont comptées les fiches dont la taille est vide ?
Application mobileMettre à jour les affaires et noter les appels loin du bureauUn commercial peut-il faire avancer une affaire, noter un appel et ajouter une note en moins d'une minute sur son téléphone ?
Import CSV et intégrationsFaire entrer vos données existantes et les garder synchroniséesComment l'import gère-t-il les doublons et les valeurs inconnues, et quels champs une intégration pourra-t-elle mettre à jour ensuite ?

La cinquième question est celle que la plupart des démos sautent, et la réponse en dit long. Certains outils retirent les fiches vides du graphique, d'autres les placent dans une barre « inconnu », d'autres encore les ajoutent sans le dire au plus gros groupe. Aucun de ces choix n'est faux, mais vous devez savoir lequel vous lisez. Les relances sont l'autre fonctionnalité à regarder de près : si elles sont votre première raison d'acheter, comparez-les aux outils de séquences dans notre guide des outils d'automatisation commerciale.

Dans l'app web ou Google Sheets

Remplir les champs de compte avant l'outil de suivi

Un rapport par secteur ou par taille ne voit que les comptes où ce champ est rempli. Importez votre liste de comptes dans l'app web ou la barre latérale Google Sheets et Derrick remplit le secteur, l'effectif, le siège et le site web de chaque entreprise à partir de sa page LinkedIn, pour que le fichier importé dans votre logiciel de suivi des ventes soit complet. Votre compte LinkedIn se connecte via l'extension Chrome Derrick.

Fonctionnalité
Enrichissement de profil d'entreprise LinkedIn
Coût en crédits
1 crédit par société enrichie

Le premier bouton ouvre l'app web (rien à installer) : 1 crédit par société enrichie, 100 crédits offerts chaque mois. Le second détaille la fonctionnalité et son coût par plan.

Les grands types d'outils de suivi des ventes

« Outil de suivi commercial » recouvre des produits très différents. Mettre un CRM à côté d'un enregistreur d'appels et d'une messagerie, comme le font certains classements, mélange des outils qui ne suivent pas la même chose. Les trier par type d'abord raccourcit beaucoup le choix.

TypeCe qu'il suitPour quiLimite
Tableur (Excel, Google Sheets)Les colonnes que vous créez : affaires, étapes, montants, prochaines actionsUn fondateur qui vend seul, ou un premier commercial, avec une courte liste d'affairesPas de capture d'activité, pas d'historique des étapes, fragile à plusieurs
CRM centré sur le pipelineAffaires et activités, avec le pipeline visuel au centreLes petites équipes B2B qui veulent une adoption en quelques joursPlus léger sur le service client, le marketing et les droits complexes
Suite CRM complèteComptes, contacts, affaires, activités, prévisions, souvent marketing et serviceLes équipes avec plusieurs rôles commerciaux, des territoires ou une fonction RevOpsMise en place plus longue ; les rapports valent ce que vaut le paramétrage
Capture d'activité et intelligence conversationnelleAppels, rendez-vous et emails analysés ; signaux de risque et de prévisionLes équipes qui passent beaucoup d'appels et veulent du coachingSe pose sur un CRM ; ne le remplace pas
Attribution marketingQuelle campagne, quel canal ou quelle page a amené chaque lead et chaque affaireLes équipes qui doivent prouver quelles dépenses marketing créent du pipelineSuit les sources, pas le travail sur l'affaire

La prévision et la revenue intelligence traversent les trois dernières lignes. Ce qu'une plateforme de revenue intelligence ajoute à un CRM, et quand elle vaut le coût, est expliqué dans notre guide de la plateforme de revenue intelligence.

Exemples de logiciels de suivi des ventes par type

Quelques exemples connus par type, pour rendre le tableau concret. Ce n'est pas un classement : chaque ligne dit ce que suit l'outil, rien de plus, et le bon choix dépend du profil décrit en partie 06.

  • CRM centré sur le pipeline. Pipedrive est construit autour du pipeline visuel : les affaires en cartes, les activités rattachées à chaque affaire, des rapports sur la conversion d'une étape à l'autre.
  • Suite CRM complète. Salesforce Sales Cloud et HubSpot Sales Hub suivent comptes, contacts, affaires et activités, avec prévisions et rapports personnalisés ; les deux se connectent à un grand nombre d'autres outils.
  • Capture d'activité et intelligence conversationnelle. Gong enregistre et analyse les appels et les rendez-vous, puis signale les affaires à risque d'après ce qui a été dit et qui y a participé.
  • Attribution marketing. Ruler Analytics relie chaque lead et chaque affaire signée à la campagne, au canal ou à la page qui l'a amené.

Plusieurs de ces outils ajoutent aussi des données de contact ou d'entreprise aux fiches qu'ils contiennent. Notre position est simple. Pour suivre les affaires, prenez l'outil qui convient à votre équipe. Pour les données de compte qui y entrent, prenez Derrick : il remplit le secteur, l'effectif, le pays et le site web sur la liste que vous avez déjà, à 1 crédit par entreprise, avec 100 crédits gratuits par mois et sans carte bancaire. La partie 10 montre comment.

Comment choisir un logiciel de suivi des ventes

La plupart des guides d'achat commencent par une liste d'outils. Commencez plutôt par votre propre process : un système de suivi des ventes n'est utile que s'il colle à la façon dont votre équipe vend déjà.

Étape 1 : repérer où le suivi déraille aujourd'hui

Notez les trois dernières fois où il vous a manqué une information : une affaire qui s'est refroidie sans que personne ne le voie, une prévision ratée, un manager incapable de dire quel canal a produit les affaires du dernier trimestre. Chacune renvoie à une famille de la partie 02 (activité, pipeline, résultats ou sources). C'est cette famille que le nouvel outil doit réparer en premier.

Étape 2 : décrire votre process avant de choisir l'outil

Listez vos étapes, la règle qui fait passer une affaire de l'une à la suivante, et qui porte chaque étape. Si vous ne pouvez pas l'écrire en dix lignes, aucun outil ne le fera pour vous. Notre guide des étapes du processus de vente donne un modèle.

Étape 3 : lister les champs dont vos rapports ont besoin

Chaque rapport voulu est un champ nécessaire. « Taux de transformation par taille d'entreprise » demande un champ effectif rempli sur chaque compte. « Pipeline par secteur » demande un champ secteur qui utilise partout les mêmes valeurs. Écrivez la liste avant la démo, et vérifiez que l'outil peut rendre ces champs obligatoires.

Étape 4 : tester sur vos vraies affaires

Importez vingt vraies affaires, y compris les plus désordonnées, et lancez les rapports de l'étape 3. Un compte d'exemple a toujours l'air propre ; vos données sont le vrai test.

Étape 5 : mesurer l'adoption à 30 jours

Le meilleur logiciel de suivi des ventes est celui que vos commerciaux mettent à jour. Au bout d'un mois, comptez les affaires mises à jour dans les sept derniers jours et les activités enregistrées par commercial. Si les chiffres sont bas, l'outil est trop lourd pour l'équipe ou la capture n'est pas assez automatique.

Logiciel de suivi des ventes pour TPE et PME : quel outil pour quelle équipe

Pour une TPE ou une PME, le bon logiciel de suivi des ventes dépend moins de la taille de l'entreprise que de la façon dont l'équipe commerciale travaille au quotidien.

  • Fondateur qui vend seul. Un tableur ou le plan gratuit d'un CRM centré sur le pipeline. Changez quand les signaux de la partie 07 apparaissent.
  • Équipe de 2 à 10 commerciaux. Un CRM centré sur le pipeline avec capture des emails et de l'agenda. L'adoption compte plus que la profondeur.
  • Équipe qui vit au téléphone. Un CRM avec téléphonie intégrée ou une intégration d'appels, pour que l'activité s'enregistre sans saisie ; ajoutez l'intelligence conversationnelle quand le volume d'appels justifie du coaching.
  • Équipe déjà installée dans un écosystème. Si le marketing, le support ou la finance tournent déjà chez un éditeur, son CRM gagne souvent sur la seule intégration, même si un autre outil fait une meilleure démo.

Peut-on suivre ses ventes sur Excel ou Google Sheets plutôt qu'avec un logiciel ?

Oui, pendant un temps, et c'est souvent le bon premier pas. Un tableur est gratuit, tout le monde le connaît, et il oblige à décider quelles colonnes comptent, ce qui représente l'essentiel du travail. Beaucoup d'équipes qui passent directement au CRM importent un désordre qu'elles n'ont jamais pensé.

Un tableau de suivi commercial ne suffit plus quand vous voyez ces signaux :

  • Deux personnes ou plus modifient le même fichier, et des lignes sont écrasées ou dupliquées.
  • Des relances sont oubliées parce que rien ne les rappelle à personne.
  • Vous ne savez pas quand une affaire est entrée dans son étape actuelle, parce que le fichier ne garde que la dernière valeur.
  • Les emails et les rendez-vous vivent dans les boîtes mail et les agendas, pas à côté de l'affaire.
  • Votre manager demande un point chaque lundi, et quelqu'un passe une heure à le construire.

Si aucun de ces signaux n'est encore vrai, gardez le tableur et faites-en un bon. Nous publions deux modèles Google Sheets gratuits, sans email à donner. Le modèle de liste de prospects B2B a une colonne Statut qui sert de pipeline simple, à côté des colonnes de compte. Le modèle de suivi de prospection ajoute un onglet tableau de bord qui calcule vos taux de réponse et de rendez-vous à mesure que vous notez chaque contact.

Dans Google Sheets, la barre latérale Derrick remplit les colonnes de compte de ces modèles (secteur, effectif, site web, et sur les plans payants un email vérifié avec Email Verification) sans quitter la feuille, et Find Duplicates, qui fonctionne uniquement dans Google Sheets et en illimité, repère les lignes que deux personnes ont saisies en double.

Les données qui entrent : pourquoi les rapports de suivi des ventes sont faux

Un logiciel de suivi des ventes fait des rapports sur les fiches qu'il contient. Les éditeurs parlent de capture : enregistrer automatiquement les emails, les appels et les rendez-vous. La capture répare la famille activité. Elle ne fait rien pour les champs de compte que lit chaque rapport par segment, et ces champs arrivent en général à moitié vides, parce qu'ils ont été tapés à la main par la personne qui a créé la fiche.

Prenons un cas simple. Vous importez 400 comptes et le champ effectif est rempli sur 240 d'entre eux. Votre graphique « taux de transformation par taille d'entreprise » décrit désormais 60 % de vos comptes. Si les comptes vides viennent surtout d'une même source, par exemple une liste de salon, le graphique ne manque pas seulement de données : il décrit une autre population que celle à qui vous vendez. Le tableau montre quel champ casse quel rapport.

Champ videRapport qui devient fauxComment le remplir
SecteurPipeline et taux de transformation par secteur ; rapports par territoire et par verticaleEnrich Companies : 1 crédit par entreprise, plans gratuit et payants, entrée = URL de la page entreprise LinkedIn
EffectifTaux de transformation et panier moyen par taille ; rapports par segment et par tierEnrich Companies, même appel que le secteur
Pays ou siègePipeline par région ; rapports par territoire commercialEnrich Companies, même appel
Site web de l'entrepriseDétection des doublons et rapprochement avec d'autres outils ; rapports par technologieEnrich Companies, même appel
Poste du contactActivité et taux de transformation par persona ou sénioritéEnrich Leads : 1 crédit par profil, plans gratuit et payants, entrée = URL du profil LinkedIn
Email vérifiéActivité email et taux de réponse (les rebonds comptent comme des envois)Email Verification : 1 crédit par email, plans payants uniquement, entrée = une adresse email
Comptes en doubleTous les comptages : une entreprise apparaît comme deux affaires ou deux comptesFind Duplicates : Google Sheets uniquement, illimité

Si votre liste contient des noms d'entreprises plutôt que des URL de pages entreprise LinkedIn, Search Companies trouve d'abord la page, à 1 crédit par entreprise : remplir les champs de compte coûte alors 2 crédits par entreprise au lieu de 1. Enrich Companies, Enrich Leads et Search Companies lisent LinkedIn : ils demandent votre compte LinkedIn connecté via l'extension Chrome Derrick. Pour un audit complet des fiches contacts, avec l'obsolescence et les contrôles champ par champ, voyez notre guide de la gestion des contacts ; pour la règle qui veut qu'une fiche soit vérifiée avant d'entrer dans le pipeline, voyez le guide des étapes du pipeline cité plus haut.

Pour voir ce que cachent vos propres champs vides, saisissez votre nombre de comptes et, pour chaque champ, le nombre de fiches où il est rempli.

Contrôle de remplissage des champs

Quelle part de votre pipeline chaque rapport voit-il vraiment ?

Laissez un champ vide pour l'ignorer. Le résultat se met à jour pendant la saisie.

Ce que votre liste contient pour chaque entreprise

Saisissez le nombre de comptes et au moins un champ.

Simple arithmétique : la part qu'un rapport ne voit pas est la part des comptes où le champ est vide. Le décompte de crédits couvre, au maximum, chaque compte avec au moins un champ entreprise vide (un appel Enrich Companies remplit ensemble secteur, effectif, pays et site web), plus une vérification par email non vérifié ; Email Verification est réservé aux plans payants. Enrich Companies et Search Companies lisent LinkedIn et demandent votre compte LinkedIn connecté via l'extension Chrome Derrick.

Passer du tableur au logiciel de suivi des ventes : 4 contrôles avant l'import

Tous les outils importent un CSV. L'import est le moment le moins cher pour corriger vos données, parce qu'ensuite chaque erreur est recopiée dans les rapports, les automatisations et les prévisions. Quatre contrôles, dans cet ordre :

  1. Retirer les doublons. Rapprochez sur le site web ou la page entreprise LinkedIn plutôt que sur le nom, qui existe en trop d'orthographes. Dans Google Sheets, Find Duplicates ajoute une colonne qui signale les lignes en double, gratuitement et sans limite.
  2. Vérifier les emails. Les emails qui rebondissent comptent comme envoyés dans vos rapports d'activité et abîment votre réputation d'expéditeur. Email Verification contrôle chaque adresse à 1 crédit par email, sur les plans payants. Vérifiez les adresses que vous avez déjà ; inutile de chercher un email pour le vérifier ensuite dans un second passage.
  3. Remplir les champs de compte dont vos rapports ont besoin. La liste de l'étape 3 de la partie 06 : secteur, effectif, pays, site web. Ce sont des données firmographiques, publiques et stables, que l'on peut remplir pour toute la liste en un passage plutôt que fiche par fiche.
  4. Figer la liste des étapes et des valeurs. Mettez-vous d'accord sur les étapes, et sur les valeurs autorisées pour des champs comme le secteur et la source, avant l'import. Faites correspondre chaque ancien statut du tableur à une nouvelle étape. Un outil qui démarre avec douze orthographes de « Logiciel » fera des rapports sur douze secteurs.

Importez ensuite un petit lot, lancez les rapports que vous avez listés et regardez les barres « inconnu ». Si elles sont petites, importez le reste.

Remplir d'abord les champs de compte : l'app Derrick, Google Sheets, Claude et l'API

Derrick n'est pas un logiciel de suivi des ventes, et il n'essaie pas de l'être. C'est la couche de données qui remplit les fiches avant qu'elles n'arrivent dans l'outil que vous choisissez, et qui les garde remplies ensuite. Les mêmes actions tournent sur quatre surfaces ; prenez celle qui correspond à votre façon de travailler.

  • L'app web Derrick. Le choix par défaut : importez votre export CSV, ajoutez une colonne par action (Search Companies si vous n'avez que des noms, puis Enrich Companies pour secteur, effectif, pays et site web, Enrich Leads pour les postes à partir des URL de profils LinkedIn), puis exportez le fichier propre vers votre outil de suivi. Rien à installer à part l'extension Chrome qui connecte votre compte LinkedIn.
  • Google Sheets. Si vous suivez vos ventes dans un tableur aujourd'hui, les mêmes actions tournent depuis la barre latérale Derrick sur la feuille que vous utilisez déjà. C'est aussi là que se trouve Find Duplicates.
  • Claude, ou tout client MCP. Pour une question sur un compte en pleine affaire (« quelle taille fait cette entreprise, et où est son siège ? »), interrogez Derrick depuis une conversation dans Claude ou ChatGPT.
  • L'API REST. Pour remplir automatiquement les nouvelles fiches dès qu'elles entrent dans votre CRM, appelez l'API depuis votre workflow, ou via Zapier, Make ou n8n. L'accès API et MCP commence au plan Plus.

Les coûts, comptés par étapes : à partir d'un nom d'entreprise, 2 crédits par entreprise (Search Companies, puis Enrich Companies) ; à partir d'une URL de page entreprise LinkedIn, 1 crédit. Les postes ajoutent 1 crédit par contact avec Enrich Leads. Email Verification, à 1 crédit par email, est disponible sur les plans payants. Pour 1 000 comptes à partir de leurs noms, à 2 crédits par compte, la liste tient dans le plan Standard (20 euros par mois, 10 000 crédits). Sur chaque surface, MCP et API compris, les actions qui lisent LinkedIn demandent votre compte LinkedIn connecté via l'extension Chrome Derrick. La liste complète des actions et de leurs coûts est sur la page des fonctionnalités.

FAQ

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un logiciel de suivi des ventes ?

Un logiciel de suivi des ventes est un outil qui enregistre l'activité commerciale et l'avancement de chaque affaire, du premier contact à la signature, et en tire des rapports. Il couvre quatre familles de données : l'activité (appels, emails, rendez-vous), le pipeline (étape, valeur et âge de chaque affaire), les résultats (taux de transformation, panier moyen, durée du cycle) et les sources (d'où viennent les affaires).

Quels indicateurs suit un logiciel de suivi des ventes ?

Des indicateurs d'activité comme les appels, emails et rendez-vous par commercial ; de pipeline comme les affaires ouvertes par étape, leur valeur et le temps passé dans chaque étape ; de résultats comme le taux de transformation, le panier moyen, la durée du cycle et la précision des prévisions ; et de sources, qui relient les affaires aux campagnes et aux canaux. Chaque rapport compte des fiches découpées par un champ : il ne vaut que ce que valent ces champs.

Existe-t-il un logiciel de suivi des ventes gratuit ?

Oui. Plusieurs CRM ont un plan gratuit qui couvre un pipeline simple pour une petite équipe, et un tableur ne coûte rien. Derrick publie des modèles Google Sheets gratuits, dont une liste de prospects B2B avec une colonne Statut qui sert de pipeline et un modèle de suivi de prospection qui calcule les taux de réponse et de rendez-vous, sans email à donner pour les copier.

Quelle différence entre un logiciel de suivi des ventes et un CRM ?

Un CRM stocke toute la relation avec une entreprise ou une personne : contacts, comptes, emails, affaires, tickets et renouvellements. Le suivi des ventes est l'une de ses tâches : suivre les affaires et les activités dans le pipeline et en tirer des rapports. La plupart des logiciels de suivi des ventes sont des CRM ou leur module pipeline ; quelques outils ne suivent que les appels ou les sources marketing et se branchent sur un CRM.

Peut-on suivre ses ventes sur Excel plutôt qu'avec un logiciel ?

Oui, tant qu'une seule personne vend et que la liste d'affaires est courte. Passez à un logiciel quand plusieurs personnes modifient le même fichier, que des relances sont oubliées, que vous ne voyez pas quand une affaire est entrée dans son étape, que les emails et rendez-vous vivent hors du fichier, ou que le point du lundi prend une heure à construire.

Comment passer d'un tableur à un logiciel de suivi des ventes ?

Faites quatre contrôles avant l'import CSV : retirer les doublons en rapprochant sur le site web ou la page entreprise LinkedIn, vérifier les emails que vous avez déjà, remplir les champs de compte dont vos rapports ont besoin (secteur, effectif, pays, site web), et figer la liste des étapes et des valeurs autorisées. Importez ensuite un petit lot, regardez les barres « inconnu » de vos rapports, puis importez le reste.

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